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ON PEUT CROIRE QUE LA MORALE AU CAMEROUN SERA GUÉRIE D’ICI 2035 par Hector Flandrin NOMBO

Les discours sur l’avenir incertain  du Cameroun, qu’ils soient fondés ou non, pullulent et s’adaptent progressivement  à d’autres configurations médiatiques. Après la littérature et la musique, maintenant c’est la presse et récemment les groupes sur les réseaux sociaux (Facebook, Tweeter…), les blogs Web, et bien d’autres. On n’oublie pas aussi les associations, et surtout les ragots sempiternels dans les cités d’étudiants.  Par contre, les données précédentes montrent bien pragmatiquement que l’on pourrait croire à une Re-naissance et à une renaissance de la morale Camerounaise d’ici à 2035. Et Voila quelques arguments :
La majorité des jeunes (futurs dirigeants du Cameroun) sont de la Post-colonie, et de la post-Ahidjo
Ici, il ne s’agit pas d’une comparaison  de génération fondée seulement  sur les différences d’âge, mais aussi basée sur les différences de mentalités acquises. Les grands parents qui ont vécu l’avant Biya et surtout ceux qui ont connu l’administration Coloniale, ont reçu une « éducation »  trichée et pompée d’insuffisance que le colon d’antan exploitait en sa saveur et en sa faveur.  Et même-si cette même éducation inadaptée s’est acheminée de la colonie jusqu’au Cameroun Indépendant avec son Excellence  Ahidjo, il est quand même sûr qu’elle ne garde plus la même ampleur aujourd’hui avec les yeux ouverts et avertis de plusieurs « enfants de Paul Biya ». Et si le nombre des discours sur l’incertitude de l’avenir du Cameroun  va toujours croissant et qu’ils proviennent toujours des bouches et des plumes de ces jeunes, on devrait bien comprendre qu’ils ne feront pas revivre à la génération future, ce qu’ils ne cessent de critiquer aujourd’hui.
La majorité des jeunes (futurs dirigeants du Cameroun) sont des critiqueurs du système :
Le fait que les auteurs de ces propos sur l’incertitude de l’avenir du Pays se multiplient de jour en jour, est une preuve de prise de conscience qui conduit à croire que les blessures de la morale au Cameroun connaitront d’ici peu plusieurs sédatifs. Beaucoup diront qu’il n’ya pas de prise de conscience considérable. Mais il est à noter que cette prise de conscience est d’abord « subjective ». Il ne faudrait peut être pas contraindre les uns ou les autres à une prise de conscience. Les uns (les jeunes) ont choisi d’utiliser leurs plumes au service d’une littérature engagée, et dans quel but ? Dans le but d’exprimer leur état d’âme au Système, et de l’inviter à une urgente compassion.   Certains ont choisi la musique ou même l’humour pour le même but et les associations aussi pour le même but. Il y’a aussi les Camerounais de la diaspora qui sont partis pour le même but.  Les autres jeunes qui ont choisi les kiosques de Paris Foot ou l’alcool à l’excès, pragmatiquement c’est toujours pour le même but, car ils veulent toujours par là implorer  la compassion du Système, ils veulent présenter leur état.
La prise de conscience serait contextuelle et dépendrait forcement des conditions de vie de Chacun. Il y’a aussi ceux qui avaient choisi de démissionner du Système. Ceux là sont déjà aussi nombreux et même s’ils sont vieux d’âge, ils sont des « jeunes », puisque la jeunesse est «  plus un état d’esprit ». En résumé, le fait d’écrire (des satires), le fait de chanter (des satires),le fait de démissionner d’un système qu’on trouve impropre, le fait de partir, ou même le fait de se laisser plonger dans l’oisiveté , sont des critiques que les humbles « critiqueurs » ne permettront plus d’ici quelques années lorsqu’ils seront aux commandes. Même si le système ne les écoute pas, eux-mêmes s’écouteraient et se comprendraient bien évidemment. A moins qu’ils ne soient des bruiteurs complexés. D’ailleurs, même s’il est à noter avec Bossuet après la Bible  que « tout pouvoir vient de Dieu », on n’oublie cependant pas que tout pouvoir est aussi une usurpation, dans le sens d’adaptation et de surpassement.
La majorité des jeunes (futurs dirigeants du Cameroun) apprennent à surpasser les frontières tribales :
Avec la multiplication des établissements de l’enseignement général au Cameroun, le taux de demande pour les Universités devient évidemment considérable. Les anciens « élèves » des divers lycées et collèges du Cameroun, se rencontrent en Etudiants du Cameroun. Et malgré certains fétichismes nourris par certains grands-parents, on assiste presque à un oubli totale de la chose tribale, mieux un oubli de la différence. Les jeunes comprennent déjà que le tribalisme est un complexe d’infériorité de celui qui l’institutionnalise. Il y’a une réalité que beaucoup de gens ont appréhendé autrement, peut être avec raison ou tort.  La multiplication des associations à caractère culturel (fils ou filles ressortissant de…), n’a pas volontairement  des issus tribalistes.
Le problème c’est que quelques unes de ces associations ont confondu le but principal. Et parfois on se demande bien si elles ne naissent pas à la demande des vielles élites, par leur idéologie dépassée. Une petite exquise de prospection réalisée sur quelques étudiantes donne le résultat suivant : à la question « pourrez-vous épouser un Camerounais comme vous mais qui n’est pas de votre tribu ?», toutes ont répondu presque de la même façon : « moi je n’ai pas de problème à propos, il n’ya que mes parents et surtout mes grands-parents qui ne cessent de me demander de quel village est mon fiancé ».
Ici, on a d’abord à faire à un problème d’éducation reçue : Le ministère de l’enseignement supérieur prévoit une unité de valeur appelée « Communication Interculturelle » pour pallier à ce déficit d’hier, aujourd’hui. Et ensuite on a aussi à faire à un conflit de générations. Le constat est clair et la réalité l’est aussi au niveau de l’inacceptation des jeunes intellectuels Camerounais dans le système. Les jeunes Camerounais ayant appris à surpasser les frontières tribales prennent le « vie » aussi facile et simple, ce qui n’est pas le cas chez les acteurs de l’actuel système encore enchainés dans l’éducation coloniale.
À partir de ce qui précède, on voit bien que la morale pourrait Renaître d’ici à 2035, puisque ces 4 chiffres sont à la mode. Ce qui manquera, c’est la technique maintenant. Mais parce que la morale sera guérie, les talents seront dès lors exploités à de bonnes fins. Comme la chose tribale sera regardée autrement, la corruption elle aussi chutera puisqu’elle est très boostée par le tribalisme.
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